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VISION D'UNE REFORME

Eléments de Christologie

28 Décembre 2009 , Rédigé par ATHIMOTEE Publié dans #Enseignements - Instructions

Notions de CHRISTOLGIE

 

  • Essai de définition

 

  • Ce que dit la Bible à propos de Jésus:

- sa préexistence

- les prophéties de l'A.T. lui concernant

- sa naissance / sa vie / sa mort et sa résurrection

 

  • Dualité: Jésus, Fils de l'Homme et Fils de Dieu:

(Divinité et Humanité de Jésus)

 

  • Jésus: Mythe ou Personnage historique?

(Preuves de son existence historique)

 

 

 

 

 

Essai de définition

Christologie, branche de la théologie chrétienne traitant de la personne même du Christ. La christologie s'efforce de faire comprendre l'œuvre du Christ en définissant la nature de Jésus, en tant que personne, par rapport à Dieu et à l'humanité. Par là elle se distingue de la sotériologie, branche de la théologie qui étudie la rédemption et l'œuvre rédemptrice du Christ. (Réf. http: fr.encarta.msn.com)

C’est donc l’étude de la personne centrale du Christianisme: Jésus. Mais l’aspect dominant de cette branche de la théologie systématique est «Christ».

Mot constitué des éléments:

 

Ce que dit la Bible à propos de Jésus

 

SA PREEXISTENCE

D’après la Bible, avant sa naissance/venue sur la Terre, Jésus existait. Il est la Parole, la Sagesse, par qui Dieu a créé l’univers (Réf. Jean 1 :1 ; Col.1 :15-17 ; Héb.1 :1,2 ; Prov.8 :22-31 ; etc.)

 LES PROPHETIES CONCERNANT JESUS

Prophétie

Annonce

Réalisation

1. Son ascendance

issu d'une lignée humaine

Gn 3.15

Luc 2.6-7,16; Luc 3.38; cf. Ga 4.4; Ph 2.7

descendant d'Abraham

Gn 12.7; Gn 13.15

Mt 1.1; Luc 3.34 cf. Ga 3.16

de la tribu de Juda

Gn 49.10

Mt 1.3 cf. Héb 7.14 Ap 5.5

de la famille d'Isaï

Es 11.1

Mt 1.6

de la maison de David

2 Sa 7.12-13; Jr 23.5

Luc 1.69; Luc 2.4

2. Sa naissance

miraculeuse (d'une vierge)

Es 7.14; Es 9.5-6

Mt 1.18-23; Luc 1.30-35

à Bethléem en Judée

Mi 5.1

Luc 2.4-7; cf. Mt 2.3-6

3. Ses lieux de séjour

Egypte (juste après sa naissance)

Osée 11.1

Mt 2.14-15

Galilée (où il a grandi)

Es 9.1-2

Mt 4.12-16

Jérusalem

Za 9.9

Mt 21.4-5,10

4. Son caractère

rempli d'Esprit

Es 11.2; Es 42.1-4; Es 61.1-2

Mt 3.16-17 Mt 4.1

sans péché

Es 53.9b

1 Pi 1.19; 1 Pi 2.21-24

discret

Es 42.1-4

Mt 12.16-21

humble

Za 9.9b

Mt 21.1-7; Jn 13.3-5; cf. Ph 2.7-8

5. Son ministère avant la croix

préparé par un messager

Mal 3.1; Es 40.3

Mt 3.1-3; Luc 1.76; Mt 17.10-13

marqué par des délivrances

Es 61.1-2

Luc 4.16-21

consacré à la prédication

Ps 40.8-10; Es 2.2-3

Jn 18.20; Luc 24.46-47

6. Ses souffrances

rejeté

Es 53.1-3

Jn 1.11; Mt 12.14; Luc 19.47

trahi

Ps 41.9; Ps 55.12-13

Jn 13.18-19; Mt 26.16,20-23,47-50

vendu

Za 11.12-13

Mt 26.15; Mt 27.3-10

abandonné des siens

Za 13.7

Mt 26.31,56

muet comme un agneau

Es 53.7

Mt 27.13-14

condamné par les autorités

Ps 2.1-2

Mt 27.1-2,26; Ac 4.25-26

frappé, raillé, injurié

Es 50.6; Es 53.5a; Ps 22.8-9

Mt 27.27-31,39-44

mis au nombre des malfaiteurs

Es 53.12

Mc 15.27-28

dépouillé de sa tunique

Ps 22.19

Jn 19.23-24

mains et pieds percés

Ps 22.17; Za 13.6

Jn 20.25,27

abreuvé de vinaigre

Ps 69.22

Jn 19.28-30

abandonné de son Dieu et Père

Ps 22.2

Mt 27.45-46

côté percé

Za 12.10b

Jn 19.34,37

ses os ne sont pas brisés

Ps 34.21

Jn 19.33,36

enseveli dans le tombeau d'un riche

Es 53.9

Mt 27.57-60

7. Son oeuvre de salut

il s'offre volontairement

Ps 40.7-9

Jn 10.17-18

il porte nos péchés

Es 53.6,12

1 Pi 2.24; 2 Co 5.21

il subit le châtiment pour nous

Es 53.5

1 Pi 3.18

il nous justifie

Es 53.11

Rom 3.24

il nous accorde la paix

Es 53.5

Rom 5.1

il triomphe de la mort

Osée 13.14

1 Co 15.54-55

il est vainqueur de Satan

Gn 3.15; Ps 110.1-2

Héb 2.8; 1 Co 15.24-26

il ressuscite

Ps 16.10-11; Es 53.10

Luc 24.36-44; Ac 2.24-32

il est élevé vers Dieu

Ps 68.19; Ps 24.7-10

Ep 1.20; Ep 4.8-10; Ac 1.9,11

8. Ses dons

il envoie son Esprit

Ez 36.27; Joël 2.28

Ac 2.4,17

il accorde sa bénédiction

Gn 12.3; Gn 18.18; Gn 22.18

Ac 3.25-26; Ga 3.8

 

SA NAISSANCE / SA VIE / SA MORT ET SA RESURRECTION

Les quatre «évangiles» (Matthieu, Marc, Luc et Jean) se donnent le souci de nous offrir un témoignage plus ou moins suffisant sur la vie et l’œuvre de Jésus de Nazareth.

Ils nous racontent l’histoire de sa naissance (bien que nous n’ayons aucun détail de son enfance et de son adolescence, à l’exception de la scène de Jésus dans le Temple à l’âge de Douze ans), de son Ministère (ses prédications et miracles), de sa mort sur la Croix et de sa Résurrection. (Réf. Luc 1&2 ; 3 :23 ; Mat.11 :1-5 ; Mc.15 :15-39 ;Jn.20)

 

 

 

Dualité Jésus Fils de l'Homme - Fils de Dieu

 

Une Lecture avec précision du premier chapitre de l’épître aux Hébreux nous permettra de vite saisir la double nature de Jésus. L’auteur l’exalte comme le Fils éternel de Dieu, porteur des caractéristiques de Dieu et unique en son genre (à la différence des anges). (Réf. Jean 1 :1,14 ; 3 :16 ; Apoc. 2 :18 ; Phil.2 :6-11 ; Rom.1 :3,4)

N.B : La filialité de Jésus ne commence pas à sa venue

Pourquoi Jésus dit-il qu'il est le "Fils de l'Homme"?

Cette appellation se trouve 83 fois dans le Nouveau Testament, c'est donc une chose importante.
Jésus est venu sur terre sous la forme d'un homme, par une naissance miraculeuse. Il a vécu comme un homme - mais sans jamais faire une seule chose contraire à la volonté de Dieu le Père - il a été jugé et condamné comme s'il avait été simplement un homme; et son corps a été crucifié provoquant la mort. Il est (était) donc vraiment homme.

Mais pour comprendre toute l'importance de ce titre, il faut revenir très longtemps en arrière, lorsque Satan a tenté l'être humain, au travers d'Adam et Eve, pour la première fois.
Dans ce premier combat entre Satan et l'Homme, l'Homme a perdu. Il a cru ce que Satan lui disait et, poussé par l'orgueil et l'ambition ("vous serez comme des dieux", disait Satan), il a rompu le lien avec Dieu et a abandonné la domination sur la Planète à Satan.

Mais Dieu ne laisse jamais le dernier mot à Satan. Ainsi le Fils de Dieu, prédestiné, avant même la fondation de l'Univers, est Celui qui a relevé le défi en combattant contre Satan... et a vaincu! (Réf. 1Pi. 1 :20)

Mais pour remplacer Adam qui avait fait faillite, il fallait que le Fils de Dieu combatte en tant qu'Homme, Fils de l'Homme. C'est pour ce combat qu'il est né à Bethléhem, qu'il a vécu et qu'il est mort sur la Croix.

Et c'est sur la Croix qu'il a remporté la victoire éternelle. Homme parfait, sans aucune faute, il a accepté cette mort infâme, car il portait là sur lui toutes les fautes commises par touts les hommes de tous les temps.

Représentant parfait de toute l'Humanité: Fils de l'Homme, mais aussi Fils de Dieu, son sang a coulé pour que tous ceux qui croient en lui soient purifiés et retrouvent pleine communion avec Dieu, comme cela était avant la faillite d'Adam.

 


Jésus: Mythe ou Personnage historique?

(Preuves de son existence historique)

I. Documents chrétiens sur Jésus

  1. Le Nouveau Testament

Les documents du Nouveau Testament sont les textes les plus anciens que nous ayons sur Jésus. Ils présentent tous Jésus comme ayant réellement existé.

 

  1. Les Pères apostoliques, les Pères de l'Eglise

Après le Nouveau Testament, les écrits des Pères apostoliques sont les plus anciens. Ils ont écrit par exemple l'Epître de Clément de Rome (fin du 1er), celles d'Ignace d'Antioche (début du IIème), l'Epître de Polycarpe (avant l'an 170), etc. Pour eux il ne fait aucun doute que Jésus est un personnage historique. Il en est de même des Pères de l'Eglise. On peut citer par exemple :

a. Justin Martyr (100 - 165)

Philosophe qui est devenu chrétien, et qui est mort martyr décapité. Il écrit à l'empereur Antonin le Pieux vers 150 :


A propos de la crucifixion de Jésus :

"Vous pourrez vous assurer que les faits sont véridiques en consultant les actes qui furent enregistrés sous Ponce Pilate... " (Apologie I, 35.7-9)

A propos des miracles de Jésus :

"Vous pourrez facilement vérifier qu'il a réellement accompli ces miracles en lisant les actes de Ponce Pilate" (Apologies I, 48.3)

b. Tertullien (env 155 – env 225)

A la fois juriste et théologien, il a écrit son apologie du christianisme à Carthage en 197, à l'intention des autorités romaines en Afrique :

" Tibère, sous le règne de qui le nom de chrétien a fait son entrée dans le monde, soumit au sénat les faits qu'on lui avait annoncés de Syrie-Palestine, faits qui avaient révélé là bas la vérité sur la divinité du Christ, et il manifesta son avis favorable. Le sénat, n'ayant pas lui-même vérifié ces faits vota contre. [Tibère] persista dans son sentiment et menaça de mort les accusateurs des chrétiens."
(Tertullien : Apologétique V.2)

II. Documents non chrétiens sur Jésus

  1. Thallus

Historien païen dont les écrits qui datent de 52 sont perdus ; seuls quelques fragments cités par d'autres auteurs nous sont parvenus. Ainsi, Jules l'Africain, auteur chrétien des années 220 cite Thallus, à propos de l'obscurité qui a eu lieu lors de la crucifixion de Jésus :

"Thallus, au troisième livre de son Histoire explique cette obscurité par une éclipse, ce qui me parait inacceptable!".

Il s'agit ici d'une preuve "indirecte" de l'existence de Jésus : le fait que cet auteur parle de "l'éclipse" qui a eu lieu lors de la crucifixion de Jésus, implique qu'il considère comme acquis l'existence de Jésus.

  1. Josèphe (37 - 97)

Prêtre, pharisien, il était chef militaire Juif pendant la guerre contre Rome. Il s'est rendu au général romain Vespasien, pendant le siège de Jotapa, alors que beaucoup de ses compagnons se sont suicidés plutôt que de se rendre. Sa collaboration avec les romains l'a fait haïr par ses compatriotes juifs. Historien juif, il a écrit "Guerre des juifs" (75-79), et "Antiquités Juives" (93).

"...Jésus, qui était un homme sage, si toutefois on doit le considérer comme un homme, tant ses œuvres étaient admirables... Des chefs de notre nation l'ayant accusé devant Pilate, celui-ci le fit crucifier... Il leur apparut vivant et ressuscité le troisième jour..." (Antiquités 18.3.3)

"Anan le jeune, qui avait reçu le grand-pontificat, ... réunit un sanhédrin, traduisit devant lui Jacques, frère de Jésus appelé le Christ, et certains autres, en les accusant d'avoir transgressé la loi, et les fit lapider."

(Antiquités 20.8.1)

Remarque : Des critiques (qui ne remettaient cependant pas en cause que Josèphe ait parlé de Jésus) ont été émises quant à l'historicité totale du passage de Antiquités 18.3.3. A ce jour, l'authenticité globale de ce passage n'est plus mise en doute, même s'il contient peut-être quelques interpolations ("si on doit le considérer comme un homme", "il leur apparut vivant et ressuscité le troisième jour").

 

  1. Manuscrit Syriaque n° 14658 du British Muséum (date de 73 environ)

Lettre envoyée par un Syrien nommé Mara Bar-Serapion, à son fils Serapion. Alors qu'il est en prison, il encourage son fils à poursuivre la sagesse, soulignant que ceux qui ont persécuté les sages ont eu des problèmes. Il prend comme exemple les morts de Socrates, Pythagore et Christ. A propos de Christ il dit :

"... quel avantage les Juifs ont-ils gagné à exécuter leur roi sage ? Leur royaume fut anéanti peu après..."

  1. Suétone (69 - 125)

Archiviste à la cour de l'empereur Hadrien. Disgracié en 122, il se consacra à des ouvrages historiques.

"Comme les juifs ne cessaient de troubler la cité sur l'instigation d'un certain Christus, il (Claude) les chassa de Rome" (Vie de Claude, XXV.11)

"Il livra aux supplices les Chrétiens, race adonnée à une superstition nouvelle et coupable" (Vie de Néron, XVI.3).

Ce passage n'est pas une preuve directe de l'existence de Christ ; mais il prouve qu'au temps de Néron, c'est à dire une trentaine d'années après la mort de Christ, il y avait des personnes qui se réclamaient de Christ : difficile de croire alors que Christ n'ai pas réellement existé !

 

  1. Cornélius Tacite (55 - 118)

Il est considéré comme le plus grand historien de la Rome impériale.

Il décrit l'incendie de Rome en 64, et explique que les chrétiens sont devenus les boucs émissaires de Néron qui les accuse d'avoir provoqué le feu ; vers 116 il écrit :

"le nom de chrétien leur vient du nom de Christ, qui fut condamné sous le règne de Tibère, par le procureur Ponce Pilate, ..." (Annales, 15.44)

 

  1. Pline le Jeune (61 - 114)

Ecrivain latin. Il était gouverneur de la Bithynie (au nord-ouest de la Turquie) en 112. Dans une lettre adressée à l'empereur Trajan il lui demande conseil sur la façon de traiter les chrétiens :

"Ceux qui niaient être chrétiens ou l'avoir été, s'ils invoquaient des dieux selon la formule que je leur dictais et sacrifiaient par l'encens et le vin devant ton image que j'avais fait apporter à cette intention avec les statues des divinités, si en outre ils blasphémaient le Christ - toutes choses qu'il est, dit-on, impossible d'obtenir de ceux qui sont vraiment chrétiens -, j'ai pensé qu'il fallait les relâcher... [Ceux qui disaient qu'ils étaient chrétiens] affirmaient que toute leur faute, ou leur erreur, s'était bornée à avoir l'habitude de se réunir à jour fixe, avant le lever du soleil, de chanter entre eux alternativement un hymne au Christ comme à un dieu, ..." (Lettres et Panégyrique de Trajan : X/96/5-7)

Ce texte n'affirme pas l'existence de Jésus Christ, mais la confirme de façon indirecte : il prouve en effet qu'au début du IIème, des hommes et des femmes croyaient fermement à son existence.

 

  1. Lucien de Samosate (125 - 192)

Ecrivain grec satirique. Il parle de Christ comme :

"Celui qui est honoré en Palestine, où il fut mis en croix pour avoir introduit ce nouveau culte parmi les hommes... Le premier législateur [des chrétiens] les a encore persuadés qu'ils sont tous frères. Dès qu'ils ont une fois changé de culte, ils renoncent aux dieux des Grecs, et adorent le sophiste crucifié dont ils suivent les lois." (Mort de Pérégrinus, paragraphe 11-13)

 

  1. Celse (IIème ap J.C.)

Philosophe platonicien. Il est romain et auteur du "Discours véritable ", virulente attaque contre le christianisme. Il écrit :

"Vous nous donnez pour Dieu un personnage qui termina par une mort misérable une vie infâme".

Remarque : On ne connaît ses écrits que par la réfutation qu'en fit Origène dans son livre "Contre Celse" (7,53).

 

  1. Le Talmud

Le Talmud est composé de la Mishna (recueil de lois et traditions juives mises par écrit vers le IIème) et des Gemaras (commentaires de la Mishna). Le Talmud Babylonien qui a été achevé d'écrire vers la fin du IVème siècle :

       ne met pas en doute la réalité historique de Jésus-Christ,

       dit que Jésus était transgresseur de la loi, pratiquant la magie, faisant fi des sentences des sages, ...

       dit que ses disciples guérissent les malades en son nom.

Il est important de noter que le Talmud est à priori hostile à Jésus : on ne peut donc taxer ses textes de partisans. Ainsi, le Talmud atteste fortement l'historicité de Jésus, mais aussi le fait que Jésus accomplissait des miracles puisqu'il considère que Jésus pratiquait la magie ! Et il en est de même pour les miracles accomplis par les disciples puisqu'il reconnaît que ses disciples guérissaient des malades en son nom …

III. Remarques

  1. Que penser du fait qu'il n'y ait pas plus de traces extérieures à la Bible ?
    • Il faut tout d'abord souligner que peu de documents historiques du 1er siècle ont été retrouvés. E.M. Blaiklock a catalogué les écrits de l'empire romain datant du premier siècle qu'on a retrouvés et qui ne mentionnent pas Jésus : cela représente moins de 20 auteurs différents.
      Il faut de plus noter que pour plusieurs des documents retrouvés, les sujets abordés font qu'il n'y a aucune raison qu'ils parlent de Jésus.
    • Du point de vue de l'histoire romaine du 1er siècle, Jésus était insignifiant :

- Sans standing social, il a agit dans une province éloignée peu aimée, comme prédicateur et faiseur de miracles, et a été exécuté sur les ordres d'un petit gouverneur.
- En lisant les écrits des "journalistes" du 1er siècle, on s'aperçoit qu'ils s'intéressaient surtout aux événements politiques majeurs de leur époque ; quand il s'agissait d'événements religieux, seuls ceux qui avaient des répercussions sur les affaires nationales et internationales les plus importantes étaient mentionnés. Or tel n'était pas le cas de ce qui se passait en Palestine.
- Une autre raison explique le peu d'intérêt de la part des romains pour Jésus : il s'est surtout opposé aux religieux juifs de son époque, et non aux romains.

  1.  
    • Les débuts des mouvements religieux sont souvent mis par écrit des générations plus tard. Dans le cas de Jésus, "nous avons une meilleure documentation historique ... que pour les fondateurs de n'importe qu'elle autre religion de l'antiquité ... La situation de Jésus est donc unique en son genre, et assez impressionnante quand on considère tout ce qu'on peut apprendre de lui en dehors du Nouveau Testament". Voici quelques exemples qui illustrent cette affirmation :
      • Le Gathas de Zoroastre, daté d'environ 1000 av. JC, est jugé authentique bien que la plupart des écrits zoroastriens aient été rédigés après le IIIème ap. JC.
      • Les écrits de Bouddha, qui vivait au VIème av. JC n'ont été rédigés qu'après l'ère chrétienne et la 1ère biographie de Bouddha au 1er ap. JC.
      • La biographie de Mahomet (570 – 632 ap. JC) n'a pas été écrite avant 767 soit plus de 130 ans après sa mort.
  2. Quelques citations
  1. Encyclopédie Britannica, 15ème édition

A propos des témoignages indépendants concernant Jésus :

"Ces témoignages indépendants prouvent que dans les siècles passés, même les opposants au christianisme n'ont jamais douté de l'historicité de Jésus. Celle-ci a été remise en question pour la première fois, sur des bases inadéquates, par plusieurs auteurs à la fin du 18ème, durant le 19ème et au début du 20ème."

 

  1. La Grande Encyclopédie Larousse

"Les historiens sérieux sont unanimes à affirmer sans hésitation que Jésus a bien existé." (Tome 11, p 6699)

 

 

 

Références Bibliographiques

       Green, M., La mort en deuil, Fontenay-sous-bois, Farel, 1985, pp. 17-40.

       Green, M., Le grand dérapage, Fontenay-sous-Bois, Farel, 1988, pp. 26-36.

       Mc Dowell, Josh, Christianity, a ready defense, San Bernardino, Here's Life Publishers, 1991, 492 p.

       Mc Dowell, J. & Muller, P., Qui dites-vous que je suis ?, Cergy-Pontoise, Sator, 1986, pp. 5-16.

       Shallis, R., Jésus : qui en fait est Jésus-Christ ?, Marne-la-Vallée, Farel, 1983, pp. 7-12.

       Rhoton, D., La logique de la foi, Fontenay-sous-Bois, Farel, 1987, pp. 11-16.

       Encyclopédie Larousse, tome 11, p 6699 - 6705 (1974).

       Strobel, Lee, Jésus : la parole est à la défense, ?, Vida, 2001, pp. 81-101.

        

       Internet :

       www.info-bible.org/histoire/jesus.htm

       www.bible-ouverte.ch

        

 

 

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